Allez les Kids, je me tire faire un tour de France, à bientôt.

Allez les Kids, je me tire faire un tour de France, à bientôt.
_____________--'-______14/11/08, dans le train, un garçon me regarde dans le reflet de la vitre à ma droite.
--------------------------Les plus belles rencontres sont éphémères. Dans la rue, dans le bus, dans le train.
------------------------------------------Des endroits de transition. Vous êtes sûrement déjà tombé amoureux d'un inconnu,
-------------------------------------'----de ce qu'il dégageait ou de sa manière de paraître. Si oui, contentez-vous d'admirer.
--------------------------------'''-----------On est forcément déçu si l'on va plus loin. On se rend compte que la personne est
------------------------'-'------------------arrogante, ou timide, ou qu'elle répète "tu vois" à chaque fin de phrase - les tics
-------------------------------------------langagiers sont bien les pires à mon goût. Non, décidément, n'allez pas lui parler.
-----------------------------------------Fantasmez, idéalisez, donnez-lui toutes les qualités du monde. Mais ne vous imposez
-------------------------------------------pas un retour à la réalité trop brutal. Pour vous, ces gens restent des chimères.
# Posté le jeudi 13 novembre 2008 08:48
Modifié le lundi 17 novembre 2008 10:26

Killing time,- Déjà debout ? - Pas encore couchée. waiting for you.

Samedi, ça fera trois ans que tu es partie. Je pense tout le temps à toi. Tout me rapelle à toi. Quand j'entends "Putain, mes
parents me pompent le dard". Quand je passe devant le manoir, entre les Contades et l'Avenue de la Marseillaise, qui m'avait fait faire un cauchemar que je m'étais empressée de te raconter à 10 ans. Quand je vois Cécile faire des desserts, tous aussi délicieux les uns que les autres. Quand Papa me demande si ça va avec les garçons. Parce que lors de notre ultime discussion, tu m'avais aussi posé la question. A laquelle j'avais hésité à répondre. Ca faisait longtemps que je ne t'en avais pas parlé. Alors pourquoi pas. Je suis heureuse que tu sois partie en emportant avec toi mon béguin secret pour un garçon de Seconde. On a pas eu le temps de tout se dire, pas grave, je suis certaine de te retrouver un jour. Tu pourras m'engueuler de m'être piercée, coloré les cheveux, de m'être mise à fumer, à boire, à sortir tard, d'avoir toujours été aussi maladroite avec les mecs. Trop sympa et naïve. Ne crie pas, je vais boire un café avec Seb à Lyon mardi. Ta fille est devenue une adepte des trains et des escapades secrètes. Revenir au bout de quelques jours de silence et entendre "Ben, t'étais où ?" est un délice inéluctable. Parfois, quand je rentre tard de l'ancien appartement, je prends un café, seule, dans un bar près de la gare, à 6 heures du matin. Les gens s'éveillent, tout est encore calme et silencieux. J'ai l'impression d'être dans une ville inconnue. J'écris, je regarde les gens, je savoure mon allongé. Je laisse un pourboire, empoigne mon sac, tourne à gauche et suis chez moi. Avec David, on est allés te voir au cimetière. C'était la première fois que j'y allais. Voir ton nom doré sur la tombe a été un vrai choc. Comme un coup de poing dans l'estomac. Je me suis assise sur le banc que Papa et Anja ont mis devant. Puis me suis levée chercher l'arrosoir. David m'a aidé à arranger les fleurs. J'ai vu alors la boîte en plastique posée. "Qu'est-ce que c'est ?" David s'est assis, m'a souri et l'a ouverte. Dedans, des cadeaux, du chocolat à l'orange, des billets de train usés, des cartes postales. Plein. J'en prends une délicatement. "Véro chérie, Sarah va passer son Bac. Elle est belle, notre fille. Mais tu le savais bien avant moi. G." J'éclate en sanglots. Il était là. Il l'a toujours été. Pourquoi il ne me l'a jamais dit ? Il continue à t'écrire et à t'appeller "mon amour". J'avais peur qu'il t'ai oubliée. Qu'il nous évite parce qu'on te ressemble trop. Mais non. Il va même saluer son amour disparu avec ses nouvelles femme et fille. Malgré cela, j'ai encore du mal à accepter sa nouvelle vie sans
avoir l'impression de te trahir. Le temps viendra sûrement arranger les choses, je sais.

Killing time,- Déjà debout ? - Pas encore couchée. waiting for you.
# Posté le mardi 11 novembre 2008 18:27
Modifié le mercredi 12 novembre 2008 04:38

Mais les escarpins sont maudis, ils ramènent Cendrillon vers son taudis.

Mais les escarpins sont maudis, ils ramènent Cendrillon vers son taudis.
Le plus triste dans l'histoire, c'est que le choix se fera au dernier moment. Et que ce sera au protagoniste le moins concerné du moment de le faire. On dirait une mauvaise comédie, un genre de Marivaux où chacun revêt plusieurs costumes pour étoffer la vérité. Je n'ose pas revenir, je ne vois pas comment faire d'ailleurs, je me sentirais fausse. Un sentiment que je me suis promis d'éviter le plus possible à l'avenir, la preuve, je m'autorise la méchanceté gratuite. La franchise. Mais toujours avec parcimonie, on ne se change pas. Pas la peine d'espérer des conseils de quiconque, personne ne se met dans la même position. En même temps, plus l'échéance se rapproche, mieux je me sens. Mon accroissement à la bonne humeur n'est sûrement pas exponentielle à ce compte à rebours, mais le temps fait que je prends confiance. Je ne devrais pas, ou si au contraire. Je suis déchirée entre deux sentiments, deux choix, deux amis. J'aurais été la première à mépriser quelqu'un dans ma situation. _____________________________________Maintenant je dois faire face.
# Posté le lundi 10 novembre 2008 17:30
Modifié le mardi 11 novembre 2008 21:00

- Tu mens souvent ? - Jamais. - Mytho.

- Tu mens souvent ? - Jamais. - Mytho.
Je file garder ma demi-s½ur à 20 h. N'ayant aucune fibre maternelle, j'espère que ''Père _remarquera le noble effort que constitue cet acte. J'avoue aussi qu'il y a du lâché de biftons à la clée. Ceci explique cela. Les gens sont à proprement parler horripilant. Juste avant, je suis allé acheter des filtres à café pour mon frère, et une vieille m'a doublé à toute bringue en prenant soin de rouler sur ma Converse avec son caddie rempli à ras-bord. Nan mais qu'on m'explique. J'ai lâché un regard super méprisant, mais la vioque a fait semblant de ne rien capté. Pour la peine, j'ai écrasé négligemment du coude son paquet de Pringles. Après le tête-à-tête avec le monstre, c'est nuit Elizabeth Town, Leffe Blonde et Pimousse avec Lydie. Ça risque de cartonner sur la gent masculine. J'adore cette fille, mais s'il y a bien un truc qui cloche avec elle, c'est notre tendance à solder nos tentatives d'adieu par un échec. J'explique: lorsque l'une de nous deux annonce "Allez, après cette clope, je me tire", elle se sert de ladite clope pour en rallumer une autre illico. Et ainsi de suite, jusqu'à ce que la force des évènements nous donne un coup de paluche (genre un incendie ou un tram___-_à___-_ne____pas_-___rater).__-__Bref,____la____vie____suit____son____cours,____moi____plus.
# Posté le vendredi 07 novembre 2008 12:59
Modifié le vendredi 07 novembre 2008 16:54

Forget the Flowers

Forget the Flowers

La vie serait trop facile si un choix n'en envoyait pas un autre dans

l'oubli. Déjà. Une nuit blanche. J'ai pleuré devant mon écran, pas de

fatigue, mais de peur de perdre. Atteris ici et emmène-moi là-bas. Mes

cigarettes se consumment tellement vite quand je suis fatiguée. Je

suis sortie en acheter à 7 heures. Dehors il fait froid. Les enfants se

tenaient la main et couraient comme les ribambelles en papier que l'on
déplie du bout des doigts. Mes cordes vocales enrouées n'ont pas

réussi à articuler correctement mon "merci" à la buraliste. Le brouillard

m'aveuglait. Le froid mordait mes yeux embués. Je tremble et baille

pour me tenir éveillée. Je voudrais ne plus jamais dormir pour ne plus

jamais me réveiller vaseuse. Nostalgique. Anxieuse. Oublie tout sauf

moi. Je veux être forte. Tout se mélange, je vomis honteusement des

mots qui ne parlent pas d'eux-même. Encore une cigarette qui n'aura

certainement aucun goût. Personne ne témoignera jamais du regard

que j'ai lancé sur ce qui contredisait tes promesses. Moi-même je n'ai

pas trouver la force. Le plus dur est à venir. J'ai laissé couler trop

d'émois. La fumée décrit voluptueusement des courbes que je brise

d'un coup de main. Je confonds mercredi, jeudi et vendredi. J'oublie de

m'imposer pour ne faire de tort à personne, mais je récolte les

mauvaises herbes de tout le monde. Mon jardin n'est pas beau à voir,

d'ailleurs personne ne veut y mettre les pieds. J'ai fouillé parmis les

orties, à m'en abîmer les mains. En dessous, la terre respire. L'espoir

ne demande qu'à renaître de ses cendres. Tout me rapelle. Même ma

police d'écriture. Le hasard n'en est jamais un. Les coïncidences

n'existent pas. Même mon portable s'est éteint de fatigue. Il serait

temps de rentrer.
# Posté le jeudi 06 novembre 2008 00:07
Modifié le jeudi 06 novembre 2008 03:25

______________________________I wish I could sing no regrets & no emotional debts.

______________________________I wish I could sing no regrets & no emotional debts.
Quand j'ai annoncé que j'arrêtais l'Anglais pour me lancer dans la coiffure, ça eu l'effet d'une bombe. Autant que si j'avais annoncé que je tentais ma chance à Hollywood, hypo-thèse quasi-impossible du fait de mon incapacité à jouer la comédie ou à chanter correctement. Au-tant vous dire que j'ai eu un choc aussi, vu que je ne m'y attendais pas. On était au resto, en famille restreinte, et après un va-gue tour de table, quand j'ai senti que c'était mon tour de parler, j'ai évoquer l'idée d'un CAP Coiffure. C'est vraiment sorti tout seul. Okay, mon karma intuitif n'a jamais été au top, mais hein, si on peut même plus prendre de risques, autant rester au pieu toute la journée (je le fais déjà, okay, mais si vous le saviez pas vous auriez pensé que j'avais la méga classe, à parler comme ça). Toujours est-il que je vais commencer par me poser, tranquillement, et beaucoup réfléchir. J'ai besoin de savoir où je vais, alors autant y aller calmos.
# Posté le lundi 03 novembre 2008 14:44
Modifié le vendredi 27 février 2009 00:42

Baby Be Mine.

Everytime I C U I smile, my heart skips a beat, and I feel like am a little gurl - again.
I think about U constantly - think about all da good things & all da good times.
When we'd cuddle on the sofa & just look into each ovas eyes & hours wud go by when we both silent & yet I treasure those moments. When U'd cum C me at work - just 2 say hey - U'll neva know what that ment 2 me.
Baby Be Mine.
# Posté le mercredi 29 octobre 2008 23:51
Modifié le jeudi 30 octobre 2008 01:02

Se mettre soûle, shaker son booty contre Soufiane sur de l'électro savamment dosée en s'envoyer des litres de bières avec Florence en allumant tout ce qui bouge.
# Posté le vendredi 17 octobre 2008 12:07
Modifié le vendredi 17 octobre 2008 12:19

_-_____Venus de Botticelli version 2008 & BeYouK, par Lydie.

_-_____Venus de Botticelli version 2008 & BeYouK, par Lydie.
Mon casque sur la tête, une chanson des The Cure, mon regard par la fenêtre: le paysage qui défile m'offre la liberté sur un plateau en or. Je touche au but, et bien évidemment ça ne plait pas à tout le monde. Je chante If I Ever Feel Better de Phoenix en te regardant droit dans les yeux. Tu es amusé de mon play back, et sens que tu ne pourras pas m'arrêter avant 4 minutes et 26 secondes. Je me lève, me regarde dans un miroir, arrange mes cheveux que j'ai laissé onduler naturellement. La couleur est plutôt drôle au final, ou alors je m'y suis habituée. Je m'assied dans le bus et regarde tendrement une ribambelle d'enfants monter. Tous surenchérissent sur le salaire de leurs papas et la façon de débrider un scooter. J'empoigne mon stylo et trace des hiraganas en riant avec Aurore. Je fume des cigarettes en regardant du coin de l'oeil le beau blond de la Fac avec Florence. Je bois des Kriek framboise avec Lydie à 2 heures du matin en regardant ses yeux brillants. Je remarque cette dame qui s'est assise en face de moi dans le tram. Elle ressemble à ma mère. La sensation est trop douloureuse, je cours pour sortir en bousculant les gens, avec de légères excuses qui restent coincées dans ma gorge. J'essaye une chemise à carreaux violette, et comme tu me trouvais sexy dedans, je l'empoigne en frottant ma carte bleue sur le jean. Je m'endors en me demandant où tout ça finira.
# Posté le mercredi 15 octobre 2008 07:37
Modifié le vendredi 27 février 2009 00:43

S()metimes it sn()ws in April.

S()metimes it sn()ws in April.
"C'est beau, c'est nouveau, IL ME LE FAUT !"
Je reste scotché à la vitrine de Sephora. J'attrape Florence par le bras et la tire devant le lieu du crime "Tu trouves pas ça terrifiant ?" Regard perplexe de Florence qui ne pense qu'à sa coloration rousse. "Ce slogan.. C'est exactement ça, la société de consommation !" "Ah, tiens, ouais". Okay, j'irai scander des slogans écolo avec les Verts, on m'écoutera peut-être. En même temps, c'est super paradoxal: je suis la première à me jeter sur des nouveaux vernis, à me colorer les cheveux tout le temps (preuve l'appui au dessus) et même à en acheter, je suis accro à e-bay et au shopping, je ne crache pas sur mon Motorola et je ne prends que des bains. Mais ça n'empêche que merde ! Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir laisser à nos kids ? (Les vôtres plutôt, d'ici à ce que je m'imagine materner qui que ce soit..) On est de plus en plus égoïste. Et bien sûr, personne ne se bouge, parce que "faire des efforts tout seul, hein, c'est pas ça qui va changer quoi que ce soit". Et c'est hélas bien vrai. Voilà voilà. Et vu que j'en ai marre
de ces photos à la cam, je vais m'acheter un appareil photo de ce pas. Un Kodak jetable, of course.

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 15:36
Modifié le dimanche 05 octobre 2008 15:58